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jeudi 16 avril 2009

Oh, Ys...

C'est quand on se retrouve dans un coin à coucher dehors, avec rien n'a avoir à faire le soir, sans connexion à Internet, nada, que l'achat d'une console de jeux portable se retrouve rentabilisé, ce type de machine montrant enfin son utilité pour l'amateur de culture visuelle moderne, fortement sédentaire.

Du coup, on se met à finir ces jeux commencés depuis des lustres et qui prennent la poussière. Voire, on en prend de nouveaux pour ce genre de situation. Surtout quand dans son cas, on possède une DS sur laquelle sort en ce moment de gros jeux, en particulier dans le domaine du RPG nippon (mais pas seulement bien entendu).

J'ai déjà évoqué Chrono Trigger, portage du hit SuperNES (avec l'adjonction des vidéos de la version Playstation). Celui-ci étant déjà terminé, deux fois à la suite d'ailleurs, ce qui m'arrive rarement préférant laissé un certain délai entre deux parties. D'une part parce que je n'avais rien d'autre à ce moment-là, et d'autre part parce que je voulais voir la nouvelle fin et son boss...qui m'auront fortement déçu au final mais chut!

Citons également, comme grosse production Suikoden - Tierkreis, spin-off de la célèbre saga, bien entamé mais que je réserve pour un prochain déplacement. Cependant, le jeu se révèle rapidement être un excellent RPG pour ce support, que se soit en terme de réalisation, gameplay, et scénario. bien sur tout n'est pas parfait avec deux-trois trucs qui fâche comme une traduction française inégale ("marchant", "citoyen d'Aged"), des combats aléatoires BEAUCOUP TROP fréquents, redondance des décors... et surtout en tant que fan de Suiko, la disparition des Runes, batailles, duels, mini-jeux (un comble, la console Nintendo se prêtant bien aux petites activités annexes avec un gameplay au stylet)...

Dans le tas est sorti Legacy of Ys - Book I&II, le dernier remake en date des premiers épisodes de la série Ys.

Tout d'abord, deux-trois précisions et morceaux d'egoblog (hein, comment ça "comme depuis le début du billet"...).

J'ai découvert Ys il n'y qu'une petite dizaine d'années, en ayant entendu parlé comme d'une série culte du A-RPG, au travers de l'émulation uniquement (de la même manière que Chrono Trigger d'ailleurs) ,ici Master System. Malheureusement, du à certaine circonstances (ROM ou émulateur buggé, boss retors, niveau d'anglais personnel au ras des pâquerettes, absence du deuxième épisode) je n'avais guère avancé Ys I (quoique... j'y reviendrai) et mon expérience se limite au troisième et quatrième sur SuperNES (enfin, toujours en émulation). Cependant, j'ai pu remarquer que le soft arrivait cependant à dégager une atmosphère très réussi malgré ses défauts, le jeu arrivant réellement à nous transporter dans son univers. C'est sans doute pour cela que ces jeux bénéficient du titre de "culte"et de l'excellente réputation qui leur a permis de traverser les ans, ceux y ayant joué à l'époque sur Master System, PC-Engine ou autre en gardant des souvenirs impérissables, et à son éditeur de s'enrichir avec des remake/portage très régulier des deux premiers volets.

(hop, un lien Grospixels)

Rapide résumé pour le I et II :

  • Ys I et II devait être normalement un seul et même jeu, le projet a été coupé en cours de développement.

  • Les jeux sortent sur micro-ordinateurs tout d'abord (Nec PC-88, MSX, compatibles IBM-PC/MS-DOS) puis sur console (NES, Master System, et PC-Engine, première "compilation" des deux jeux)

  • Puis les deux jeux sortent séparément dans deux compil' de l'éditeur sur Saturn

  • Viennent les version "Eternal", séparément puis en compilation sur PC, et enfin, en compilation toujours, sur Playstation 2

  • Sorties séparées en version jap' de révisions des "Eternal" sur DS. Les deux en une seule cartouche au USA.

Grosso modo, ce Legacy of Ys est la première sortie hors Japon, des Ys I et II depuis 20 ans, n'existant que la version Master System (le premier seulement), PC-Engine et PC comme seule version anglaise micro.

Disons le tout net, ce jeu souffre d'un immense défaut. Il s'agit bien sûr de son côté extrêmement oldies, certes parfaitement assumé, mais même si la forme change, pour le fond, nous avons affaire ici à un jeu qui a plus de vingt ans. La conséquence est que seul l'amateur averti d'archéologie vidéoludique peut vraiment y trouver son compte ; et encore... En effet, le vieux de la vieille, ayant connu le jeu à l'époque, préférera toujours la-dite version d'époque, tant qu'à jouer old-school autant y jouer pour de "vrai", d'autant que la mythique version PC-Engine a eu droit à une sortie Virtual Console sur la Wii (et bien sûr, en moins coûteux que la présente version DS).

Cependant, on peut quand même nuancer : je le rappelle une nouvelle fois, il s'agit de la première ressortie occidentale de ce jeu donc si vous n'avez pas eu la chance de pouvoir y goûter (ou alors pas dans les meilleurs conditions), que ce jeu fait partie de votre playlist nécroludique, (et que vous n'avez pas de Wii), cette version peut s'avérer être aubaine...

Voyons donc plus en détail ce qu'il en est.


Le tour du propriétaire.


Donc vite fait, nous avons la BO sur un CD, uniquement pour le premier tirage du jeu, sur la cartouche, comme je l'ai dit, nous trouvons les deux premiers Ys et ce pour un prix "budget", (ce qui revient, en France, a un peu plus qu'un jeu DS normal...). A noter, il y a quelques artworks et deux-trois explications à l'intérieur du livret.

Un petit mot sur le scénario: les légendes parle d'Ys, une contrée prospère, entre autre grâce à la découverte du cleria, un mystérieux métal, sous la bénédiction de deux déesses et guidée par six sages, ayant soudainement disparu au sommet de sa gloire. Des siècles plus tard, Adol Christin, un jeune aventurier, se rend sur l'île d'Esteria, où était censé se situer la mythique contrée, mais...(rien à voir avec la légende bretonne donc)

Le fait qu'en fait deux jeux à la fois soit testé est important du fait des améliorations entre les deux, que ce soit celles d'époque ou celles de ces portages, sortis séparément dans leur pays d'origine.

Premièrement, voyons les améliorations par rapport aux versions anciennes.

  • Présence des cinématiques des versions "Eternal"(voir ici ou ; tiens dans cet AMV présentée par Raton, il y en quelques extraits).



  • Il y a bien sûr également les artworks des personnages et des écrans de dialogues qui ont été modernisés.



  • Les musiques ont été également remixées.

  • La "nouveauté" de cette version DS, des environnements en 3D (issues des précédents remake, mais adapté à la DS), . Ceux en 2D ne brillaient pas pour leur réalisations, il en est de même pour ceux en 3D. Deux précisions : certains décors non générique en 2D, plutôt jolie sur MS ou PC-E, se retrouve réduit à des bouilli de polygones ; ensuite, les graphisme s'améliorent sur le deuxième jeux, avec des textures plus fines, mais au prix d'une "sectorisation" des zones plus importantes, il suffit de voir la coupure dans le premier village pour s'en rendre compte...

  • Les sprites du héros et des monstres/PNJ ont été aussi redessinés, mais franchement 4 étapes d'animation... Au moins, ils en ont prévu pour la marche en diagonale...

  • Évolution majeur du gameplay, nous avons une touche pour les coups d'épée, dans le jeu original, il fallait tamponner les streums sur le côté pour leur infliger des dégâts. (C'est dépaysant, je vous assure : n'ayant pas lu le livret tout de suite, après avoir gagné ma première épée au terme d'une harassante quête "Parle à tous les PNJ du village pour continuer", je m'élance vaillamment sur le premier ennemi que je croise... et clamse comme un con en lui tentant de lui rentrer dedans...) Petite précision là encore, dans le premier épisode, les ennemis continuent de jouer aux autos-tamponneuses, il faut attendre le deuxième pour qu'ils donnent des "coups", possédant une certaine portée...



  • Les dialogues ont été récrits (ou mieux traduit, je l'ignore), et cela est profitable, ceux-ci arrivant à rendre relativement vivantes les interventions des PNJ (alors qu'il s'agit d'un des principale défaut des vieux RPG, d'avoir des dialogues lapidaires, d'une platitude sans borne).

  • Le jeu est beaucoup trop facile en mode "Normal" (par rapport à mes maigres souvenir d'Ys I MS), seuls les boss peuvent présenter une certaine difficulté( et encore pas tous). A noter que le leveling est extrêmement aisé, dans le premier ; mais dans le deuxième, quelques séances de level-up seront nécessaires.

  • Nous avons droit également à de nouveaux équipements, personnages, donjons... même si la je ne serais trop vous dire lesquels, surtout pour le 2, auquel je n'avais jamais joué.



  • De nouveaux modes : "multijoueur" (pas pu essayer),"time attack" de boss (mouais...), et un mode "musiques" (rendu inutile par le CD)...

Maintenant, nous allons voir les problèmes de fond.

Il faut donc retenir que les changements sont surtout pour la forme, les nombreux ajout étant anecdotiques, le seul contenu vraiment inédit que j'ai repéré étant le donjon "Cratère", entre le "Temple" et la "Mine" qui se plie en un quart d'heure, et n'ajoute rien au scénario, pire arrive comme un cheveu sur la soupe ("Oh, je dois rejoindre Bidule au Cratère"..."Oh, Bidule n'est pas là, je vais retourner en ville"...).

De la même manière, il faut noter la quasi-absence de quêtes secondaires, à vrai dire, à part retrouver un anneau pour un pilier de bistrots, je n'en est vu aucune... Après, il y a des cutscenes, dialogues, quêtes qui sont liés au scénario principal qui peuvent être allègrement sauter, et aller directement à l'essentiel pour continuer l'aventure : pas besoin de parler à tous les villageois dans le tout premier village, vous pouvez aller directement à la ville suivante (mais sans épée, il faudra straffer entre les monstres, pas besoin de débloquer les différentes scènes de Reah et d'accepter sa requête, apportez-lui directement l'objet qu'elle recherche après l'avoir trouver, inutile aussi la quête du maire et de jouer les émissaires auprès des brigands de la région, inutile aussi de vous inquiétez pour l'époux disparu, de débloquer sa scène de présentation en retournant au début du jeu... ce n'est pas une quête secondaire, il interviendra quand même dans le scénario plus tard...Ces scénettes facultatives mettent certes dans l'ambiance mais ne font que rallonger artificiellement la durée de vie du jeu au même titre que les allées-retour successifs.

Voilà le gros point noir du jeu, sa durée de vie : une petite dizaine d'heures pour chaque épisode.

La force d'Ys est de proposer un univers cohérent et immersif, mais cela un coût : très peu de lieu, trois villages chacun, avec un plus gros contenant l'essentiel des commerces, quelques donjons et environnement extérieurs différents (dans le 2, la plupart des donjons ne servent qu'à relier les villages, il n'y a pas à proprement parler d'alentours à explorer). Avec pour finir, un immense donjon de fin, représentant la moitié de la durée de vie de chaque épisode, toutes les quêtes et développements du scénario ne servant qu'à introduire ces donjons finaux...



(En fait, dans la version MS, je mettais arrêtais à la quête des derniers équipements d'argent, juste avant le fameux donjon...)

Disons, quand même du bien de ces Ys, tout n'est pas à jeter, loin de là.

Je l'ai plusieurs fois répété durant le billet, ces jeux arrive malgré leurs défaut à être très immersif. Et ce, grâce à un univers qui a été véritablement travaillé, Esteria et Ys, forment un tout unique. Bien sûr, il n'y pas énormément de lieux, cependant ceux-ci ont une véritable âme, en particulier les villages, crédibles et permettant de rencontrer une belle brochette de PNJ, un soin tout particulier a été apporté à leurs dialogues, même pour les quelques répliques des plus insignifiants.

Reste un système de jeu simple, qui s'étoffera au fur à mesure, en particulier dans le 2, donnant la part belle, aux énigmes à base d'objets, peu vu dans les RPG, et surtout les magies décuplant les possibilités.

Si bien sûr la réalisation globale fait remake "petit budget", et n'a évidemment pas le cachet des récents Dragon Quest IV et V et Final Fantasy III,IV et V, sur la même machine ; les cinématiques sont très réussies, ainsi que les artworks de dialogues. Pour finir, les musiques sont superbes quand on pense au support.

Vous l'aurez compris, le bilan est assez mitigé tout de même. Ce remake restant trop fidèle dans ce qu'il propose à l'original, il s'avère fort dispensable pour ceux possédant déjà une autre version, ou pouvant en acquérir une, facilement et pour moins cher, proposant une expérience de jeu plus proche de l'époque. Si vous cherchez à découvrir de vieilles gloire du jeu vidéo sur des supports actuels ou pas trop exotique, le soft pourrait bien vous enchanter avec son univers fantasy bien ficelé, en vous faisant découvrir le A-RPG à la sauce Ys...

(OK, je sors après cette vanne foireuse, complétant par la même le titre de ce billet.)

MAJ :

Les images suivantes sont tirées de l'épisode 3 de Hayate no Gotoku - Second Season.





Nice Timing

samedi 7 mars 2009

Des méfaits de la télévision ou Persona 4.

Voici un petit billet pour vous présenter le prochain volet de la série Persona, le fameux spin-off des Megaten. Volet disponible dans nos vertes et plaisantes contrées, le 13 de ce pluvieux mois de mars (je sais, je m'y prends un peu à la bourre).

Ce test a été réalisé à partir de la version américaine, sortie depuis décembre dernier... En fait, la confirmation d'une distribution en zone euro ne semble s'être faite que courant janvier... C'est donc SquareEnix qui assumera ce rôle, cet éditeur s'investissant de plus en plus comme distributeur tiers en Europe. Vu les délais, le jeu sera certainement identique aux copies US, tout en anglais donc, avec sans doute le choix entre les modes 50Hz/60Hz pour toute concession (je râle mais ce choix était encore un rêve, il n'y a encore que quelques années).

Un petit mots sur l'emballage :

  • la jaquette de cette version US est identique à la version jap, ce qui n'est pas un mauvaise chose, connaissant le mauvais goût patent des distributeurs ricains (il suffit de mater les pochettes des Final Fantasy ou plus dans le sujet, celles des Persona 3 et FES).
  • alors qu'il s'agit d'une édition simple, la B.O. du jeu est offert sur un second disque. Toujours sympa à prendre.


(évidemment rien n'indique que ces éléments soit conservés de par chez nous.)

Disons le tout net : jamais un Persona n'a été aussi semblable à son prédécesseur. Alors que les différences entre le premier épisode, les deux deux (oui oui), et le troisième (+FES) étaient notables, autant les joueurs de Persona 3 s'essayant à ce quatrième opus ne risque pas d'être dépaysé tant tout semble identique. Si vous avez apprécié le 3, à priori vous aimerez le 4...

Il est à peu près impossible de faire un test de ce jeu sans s'empêcher de faire la comparaison avec le précédant quand on y a joué. Signalons que le jeu apporte son lot d'améliorations et d'optimisations sur le plan technique, des zone plus vastes, des menus qui ne sont plus à la ramasse...

Ainsi que sur le plan de la mécanique du jeu : points de sauvegarde mieux placés (genre pile en face du perso en période "After School"), un menu de raccourcis de déplacement via le bouton Carré, toujours les systèmes de caratéristiques et de liens sociaux maix plus intimant lié l'un à l'autre, avec parfois de scénarios qui se croisent.

Des améliorations surtout notables dans la constructions des donjons ; plus de d'immense tour mais une successions de petits donjons d'une dizaines de niveaux, aux thèmes variés et avec un moteur de construction aléatoire plus sympathique puisque chaque donjon à son propre algo, les plans ne se ressemblent pas d'un donjon à l'autre.

Signalons aussi ce qui est annoncé comme une révolution sur le dos du boitier : "Team Control : Command each member individually in battle, or let them decide their own actions.". Incroyable, je n'y aurai jamais pensé. Pour les nouveaux venus, la remarque vaut pour la première partie de la citation : dans Persona 3, l'I.A. controlait les alliés, ce qui pouvait s'avérer très énervant quand elle s'évertuait à lancer uniquement des sorts d'altérations d'état échouant 3 fois sur 4 au lieu d'attaquer ce puissant ennemi...

Parlons aussi du scénario : Jean Dupont débarque en cambrousse (mouais, c'est pas non plus Hinamizawa ; ceux qui touvent que l'ambiance est campagnarde à souhait sont des abrutis de parigots) pour un an chez son poulet(-fermier).Et dès le départ tout s'enchaine, début d'une série de meurtres, découverte d'un monde parallèle en traversant une étrange lucarne et de pouvoirs surpuissants pour le héros tout d'abord puis pour les membres de l'équipe qui se constitue, et en route pour sauver les futurs victimes du serial-killer.

Le gros défaut du scénar' global de Persona 3 était sa quasi-absence : on attendait le fin du mois pour casser du boss, jusqu'à ce qu'il n'y en est plus...avec juste deux-trois révélations et apparitions d'antagonistes.Il fallait attendre longtemps avant d'avoir l'impression que l'histoire démarre vraiment. Dans Persona 4, avec son scénario prenant ancrage sur le fait-divers des meurtres en séries tient beaucoup plus le joueur en haleine et gère pas mal le suspens avec l'interrogation redondante: qui passe à la casserole ensuite ?

(à noter que cet épisode refait la part belle aux rumeurs et légendes urbaines d'une manière plus visible que Persona 3, revenant ainsi aux fondamentaux de la série)

Il y a cependant deux ou trois hics, toujours par comparaison avec le 3 :

  • L'impression parfois d'avoir un jeu simplifier. Tout d'abord, j'ai eu l'impression que le jeu est plus facile que son prédecesseur, il faut attendre les dernier donjon pour avoir des groupe de monstres puissants jouant la carte "altérations d'état" ou celles des insensibilité/absorption/réflexion disparate au sein d'un même groupe. D'une manière, on passe moins de temps dans les donjons et de toute façon, il y a moins d'"étages" et de "demi-boss" que dans Persona 3. Durant au moins une bonne moitié, on avance presque comme dans du beurre.
  • Le jeu semble aussi alléger parfois, malgré certains ajouts plus ou moins anecdotiques comme les "quests" (PNJ générique cherche objet à trouver spécifiquement dans donjon), la pêche (qui n'est guère utile que pour certaine "quests" ou pour acqérir certain objets en échange de vos prises tel les clé ouvrant les coffres spéciaux), la cuisine (pour faire des bentô à vos lienx sociaux,.. encore faut-il les ofrir à la bonne personne...), les petits boulots (activité/excuse pour monter les cara ou faire de nouveaux liens sociaux...guère différents du cinoche(disparu) ou du resto(toujours là) ou les dites-caractéristique qui passent de trois à cinq. Oups, phrase trop longue.Sans doute est-ce un effet secondaire de FES qui était plutôt couillu avec ses costumes, ou ces armes à fusionner... Disons que certains modifications du gameplay (voire améliorations) rendent la vie un peut trop facile comme la trop grande concentration de lienx sociaux, trop limité à l'enceinte de l'école en début de partie, mise à part l'oncle et la cousine du héros, il faut attendre des plombes avant d'avoir des liens sociaux extérieurs, liens sociaux qui ne boudent plus par ailleurs, par jalousie ou manque d'attention. Les donjons sont trop petits et pas assez nombreux. Bon, y z'allaient pas étirer les tripes "personne à sauver" ad vitam mais y quand même un gros trou durant la période estivale avec baisse de rythme à la clé; je sais, il ne pleut pas en été, c'est bien connu et comme un élément-clé du scénar' est l'influence de la pluie(et du brouillard qui s'en suit) sur le monde parallèle...
Tiens, d'ailleurs : petit jeu-SPOILER
Mais où est le PNJ faussement générique qui n'apparait que les jours de pluie ?
Fin du SPOILER
  • Et enfin, le ton et l'ambiance du jeu est aussi beaucoup plus léger, un peu trop même. Déjà les persos ne se tirent plus une balle dans la tête pour invoquer les personae ; même si je trouvais cet élément grotesque, il mettait quand même dans l'ambiance, à cela s'ajoutait la "Midnight Hour", le temps qui s'arrête pour le monde réel (par contre le coup des cercueils était naze aussi) et le Tartarus, immense tour qui dominait la ville. Le jeu avait une ambiance bien malsaine et glauque. Dans Persona 4, on a un monde parallèle dans la TV, avec une bestiole débile pour accueillir les nouveaux venus, Bestiole qui se transforme par la suite en... NON, c'est trop horrible, pour le dire. Et puis l'event du festival de l'école...Non, non, NON...         Ah oui, si FES avait apporter son lot d'event débile à souhait (le jeu de base était bien garnie lui aussi), le 4 va malheureusement encore plus loin, avec de grand moment de solitude derrière son écran (Euh, il est passé où mon spin-off Megaten à l'ambiance oppressante ?). Et puis y a cette saloperie de couleur jaune des menus, un jaune-oeuf bien moche, bien tache, bien angoissant (ou pas)...

Bon, même si je râle un peu, le jeu fonctionne parfaitement avec un bon gros mélange de RPG (avec un gros aspect donjon) et de simulateur de lycéen nippons (avec le choix d'avoir ou non un perso fémini comme copine ou non et les laconiques "Vous passez un long moment avec Bidule" au moment où v... enfin bref). Une B.O. toujours sympatoche, une durée de vie toujours conséquente 70 heures au bas mot pour la fin "normale", plus une dizaine pour avoir les "mauvaises" et la "véritable" (5-6 heures pour le dernier donjon à faire d'une traite + le boss). Accessoirement, la série de question pour déterminer qui est le véritable coupable est une bonne idée et conclue bien le tripe enquête du jeu, bien que ce soit un peu trop évident quand on procède par élimination (on retire les liens sociaux, les précédants suspects, les persos qui ont vraiment rien à voir et ...), qu'il y est six questions dont on voit l'issue (faire accepter que la vérité n'est pas ce qu'elle semble être, en gros) mais le moindre mauvais choix conduit à une bad end et que pour débloquer la true ending il faille refuser par deux fois une boite de dialogue et en allant au bon endroit à la toute fin...

Pour conclure, achetez-le (gniark gniark) même si vous "récupérer" une "undub" pour avoir les voix jap' avec Yui Horie (mince, plus de Mamiko Noto)

lundi 17 novembre 2008

Air Ranger Rescue Helicopter.

(Toutes les images ont été prises personnellement par votre serviteur. Comme je n'ai pas de carte d'aquisition vidéo sur le PC, il n'y a que des "photos" de l'écran.)

Aujourd'hui, inaugurons la partie jeux vidéo !

Là encore, je vais vous présenter un truc pas franchement connu... Bon, en faite il s'agit d'un soft PS2 qui a eu droit à une localisation chez nous. Cependant, de par sa nature, il a fait un bon gros bide et est passé totalement inaperçu.

Je m'explique : c'est un jeu sorti dans son pays d'origine (au Japon) en 2001,au tout début de la PS2 donc, avec tout ce que cela implique...Mais surtout, sous un label low price, réservoir inépuisable de kusoge en tous genres.

En parlant du genre justement, le produit se veut être un Search and Rescue sur console, avec, support oblige un gameplay plutôt arcade, mais, c'est une des originalités du soft, lorgne quand même pas mal du côté simulation. Et là, vous vous dîtes que l'on tient un bonne EPIC FAILURE des familles et vous auriez raison...ou pas.

Et oui, Air Ranger est vieux, moche, avec une difficulté qui confine parfois à l'absurde et une durée de vie ridicule...Mais, il possède un je-sais-quoi qui peut attirer les pilotes en herbe en manque de simu d'hélicos, genre qui a sérieusement périclité ces dernières années. Ou en fait si : ce jeu est l'un des seul représentants console à m'avoir donner un minimum de sensations de vol.




(Je n'ai jamais mis les pieds dans ce type de machine et encore moins en avoir piloté une, mais pour avoir pas mal de pratiqué de simus PC, civils ou militaires, plus ou moins réaliste, j'arrive quand même à dire si un jeu à un pilotage intéressant ou non ; que ce soit très éloigné de la réalité, sans doute, mais il est question ici de sensation, si le jeu prend aux tripes ou pas.)

Après si vous êtes un fan absolu de Rescue Wings et Medicopter, que vous collectionnez toutes les tentatives simulateuresques sur consoles de salon (Ah... Aerowings...), que vous voulez vous essayez au genre sans passer par la case PC, que vous recherchez un jeu dans lequel les écrans de résultats ne se résume pas à une liste de bâtiments détruits et d'ennemis tués ou si vous êtes tout simplement masochiste... Continuez de lire, les autres, passez votre chemin...

Comme je l'ai dit le jeu est plutôt âgé, tendance début de la PS2, et donc, problème qui saute aux yeux, l'aliasing. A part ça, que dire ? Les textures sont ternes, la modélisation est taillée à la hache et le jeu souffre de pas mal de bugs de textures manquantes, collisions, pop-up mal géré. Mais que diable, c'est un petit jeu d'une obscure gamme budget, sorti il y a près de 8 ans. Et puis les simulateurs n'ont jamais brillé pour leurs graphismes, non plus...

On peut quand même dire que les environnements ont une taille respectable, vu les limitations de la machine, avec une distance de vue plus que correcte. Ils sont d'ailleurs plutôt bien remplis, grandes forêts (de sprites, pas trop en demander non plus), et métropoles se succèdent suivant les niveaux et leurs level design a été fait avec goût pour que la monotonie ne s'installe pas durant les courts trajets.



Cerise sur le gâteau, il a des petits détails sympas, montrant que les développeurs ont quand même paufiné un minimum leur bébé : l'équipage et l'intérieur de l'appareil sont visibles quand on tourne la tête en vue interne, mieux que ça, ils ne sont pas immobiles, dans le même genre, lorsque que l'on survole des arbres, ceux-ci frémissent...etc...etc...



Maintenant, le coeur du jeu: la cuis...le gameplay.

Alors, arcade ?



Oui, tous les éléments de l'arcade sont présents, temps limité, grosse flèche donnant la direction du prochaine objectif en lieu et place d'un compas sur le HUD, gros marqueurs de zones d'atterrissages ou de largages, étiquette avec nom et barre de vie flottant au dessus des victimes. Les hélitreuillages de personnels ne sont pas non plus un modèle de réalisme, avec un sauveteur capable de chopper au vol les victimes, à pleine vitesse (et je ne parle pas de la gestion porte-nawak de la pendulation). A cela s'ajoute une gestion très permissive des dégâts ; c'est bien simple, pour se crasher, il faut vraiment être à grande vitesse et percuter un obstacle de plein fouet, sinon, il y a de forte chance que la machine rebondisse, intact...Et je ne parle pas des arbres, qui, eux, ne comptent même pas: vous pouvez jouez au flipper dans les bois les plus touffus, l'hélico ne bronchera pas...

Ou simulation ?



Bien sûr, support console oblige, avec une manette aux pas assez nombreux boutons, pas question d'avoir une grande gestion de l'appareil : le moteur tourne toujours dès le début de la mission, les engins sont des modèles à patins ou trains fixe donc pas de bouton à attribuer pour rentrer le train, pas de frein de roue(pour le Chinook) ou aérien, le joueur est mené à l'essentiel. Donc, bien sûr, le soft n'a pas les prétentions d'un simulateur "ouane-ouane-ouane".

(Tiens, d'ailleurs, il existe toujours ce meme qualifiant les simulations hardcore pour lesquelles il faut UNE journée pour lire la notice, UNE heure pour finir la check-list et commencer à rouler sur la piste et UNE minute pour s'écraser comme une merde. Fin de la parenthèse.)

Et le pilotage dans tous ça, il s'agit quand même du principal intérêt du jeu, à savoir pas un truc tout naze comme celui de la série des Comanche dans laquelle, par exemple, la commande des gaz se limite à un sélecteur d'altitude... Ce n'est pas non plus parfait, grand public oblige...Je vais commencer par les gros défauts.

  • Premier problème : passons le tableau de bord 3D non fonctionnel, il n'y pas d'horizon artificiel sur le HUD, ce que rend la vue interne peu praticable sans connaître l'inclinaison de l'appareil.
  • Deuxième problème : l'inclinaison, justement, limité à 10°, sûrement pour éviter aux bras cassés de se retrouver sur le dos...
  • Troisième problème : la vitesse descendante ridicule, sans pouvoir incliner l'appareil suffisamment et avec un couple que l'on ne peut pas baisser, l'appareil met des plombes à descendre, si en rase motte, cela fait illusion, dans les terrain montagneux , le problème est de taille lorsque l'on est obligé de cercler autour de l'objectif en attendant d'atteindre la bonne altitude. Là encore, sans doute une concession grand public pour ne pas s'écraser trop vite...
  • Quatrième problème : le test du lâcher de joystick : FAIL. Vous vous souvenez des vieux simulateurs de vol dans lesquels la machine volait toute seule avec une trajectoire parfaitement rectiligne. Ben là c'est presque pareil. Presque mais dans une simu plus crédible, on ne pardonnerait pas ce genre d'erreurs, sanctionnées par une perte de contrôle quasi immédiate...

Pas la peine de s'attarder sur des défauts plus mineurs comme l'absence de l'effet sol, de vortex et décrochages de pales (ils sont tous plus ou moins provoqués par les choix de brider l'inclinaison et la vitesse descendante).

Il y quand même, heureusement, des points positifs, j'ai quand même dit que les sensations de vol sont sympa pour un jeu console. Une chose : soyez maso au dernier degré, jouez en mode Real, comme les hommes, les vrais. En mode Easy et Normal, l'expérience est moins marquante: influence du vent amoindrie, l'appareil se stabilise VRAIMENT tout seul quand on lâche les commandes (encore pire que le problème évoqué plus haut), pas d'effet torque...etc...etc...

Parlons des commandes, justement, bien conçu :

  • Stick gauche, cyclique ( inclinaison de l'appareil)
  • Stick droit, palonnier (enfin, rotor de queue) ; à noter, un mode de commande des gaz R/C est dispo pour l'axe vertical mais est malheureusement inexploitable à cause du manque de précision.
  • Les boutons Carré, Rond, Croix, Triangle ont tous une vue qui leur est attribuée et le pavé numérique permet de déplacer la caméra.
  • Les gaz sont gérés par L1 et L2, qui permettent de baisser ou augmenter la puissance du moteur. La commande s'avère précise avec une petite barre de puissance sur le HUD mais manque un peu de répondant (une autre raison pour les hélicos défiant la gravité ?).
  • R1 et R2 sont réservés aux actions spéciales comme baisser le treuil...

Pour finir, tout un tas de petits détails donnant le sentiment de jouer à une simu : la présence d'un indicateur de vitesse vertical, un altimètre ne donnant que l'altitude absolue, et surtout des comportement en vol assez éloigné d'une simplification arcade : gestion du vent, effet torque qui se fait sentir en vol stationnaire, la physique de vol qui même très éloignée de la réalité, s'avère beaucoup plus complète que celle, très arcade, que j'ai vu dans beaucoup de jeux (les Comanche sur PC, les Mercenaries sur machines diverses, Toy Commander sur Dreamcast ; bon, aucun de ces jeux ne prétend être réaliste, mais il existe quand même pas mal de jeux d'action avec pilotage de véhicules diverses qui propose des sensations de vol en hélico un peu plus crédibles, tel que GTA : San Andreas).

Parlons maintenant un peu du contenu :

  • 1 mode Rescue regroupant les missions.
  • 1 mode Beginners regroupant un tutoriel vidéo, des fiches hélicos et surtout le mode Free Flight (en réalité les missions sans leurs objectifs, pas de sélection de la météo ou de la machine, malheureusement).
  • 3 modèles d'hélicoptères : BK-117B, CH-47J , OH-6D (on peut remarquer que même si les décors et la livret des machines évoquent les États-Unis, les SA-365, UH-1 et autres HH-60, modèles les plus courants dans les organismes de Recherches et Sauvetages ricains, sont absents du jeux).
  • 4 environnements de missions auxquels s'ajoute un d'entraînement disponible en Free Flight.
  • Et seulement 8 missions... Certes, elles sont tripantes à souhait : évacuation d'un ferry ou d'un train par hélitreuillage, lutte contre incendies, recherches en mer et en montagne par tempête (les 2 missions les plus difficiles, sur lesquelles j'ai passé le plus de temps : pas de grosse flèche relou, bonne initiative).

Mais trop courtes et peu nombreuses avec un "replay value" faible (amélioration de score, recherche des étoiles). Vient aussi le problème de la difficulté qui ne plaira pas à tout le monde ; personnellement, j'ai le goût et la pratique de ce genre de jeu, même en Rial, il ne m'a pas fallu beaucoup d'essai pour décrocher au moins l'or dans toutes les missions. Pour d'autres, la tâche s'avèrera difficile, même en mode Easy, privant le jeu d'une partie de son sel.



(Tips : le générique de fin présente des screnshots de tous les emplacements des étoiles.)

En définitive, Air Ranger Rescue Helicopter est un petit jeu sympathique, à réserver aux fans ou aux curieux, amateurs de challenge ; trouvable assez facilement pour une bouchée de pain, ce jeu peut être l'investissement d'un après-midi en période de morosité vidéoludique. Ce jeu peut se révéler être l'atout "déconne" d'une soirée arrosée ou d'un repas de famille avec tous les grands-parents, oncles, tantes parkinsoniens.