(une Liveboite en panne plus tard...un nouveau billet...)

Et donc, aujourd'hui je vais vous présenter le roman L'Élégance du Hérisson, ou plutôt un des ses aspects, en accord avec le thème de ce blog. Ce roman est écrit (et publié il y a maintenant plus de deux ans, je suis à la bourre) par Muriel Barbery, auteur, qui sur sa bio de présentation, n'a pour fait marquant que son année de naissance et de déduire qu'elle a actuellement 39 ans...



J'avais prévu, à l'origine, un gros pavé mais j'ai paumé bêtement le texte écrit durant ma semaine sans connexion au net. Et là j'ai la flemme de tout refaire; d'autant plus que j'ai trouvé plusieurs critiques correspondant bien à mon impression général sur ce roman.(hop, en voilà une significative)

Pour résumé, il s'agit d'une oeuvre à prix littéraire branchouille, typique de ce qui fleurit sur les étalages des librairies depuis les années 80 (ouais ça date) : bien écrit mais sans âme. Vaguement corrosifs et se voulant contestataire... Une contestation couille-molle et sans risque...

En suivant le quotidien de deux personnages aussi ridicules qu' antipathiques, l'auteur se livre à une critique des "riches" (enfin, de la gauche caviar principalement) aussi superficielle que consensuelle. Juste un cynique "les bobos vus par eux-mêmes". Z'avez déjà entendu la chanson de Renaud ?( pas de lien de youtube, parce qu'on l'aime bien, notre alcoolique nationale, hein? )

L'argumentaire de la concierge (protagoniste dont le concept de base est sympa au demeurant) se limite à un "salauds de riches incultes" lourdingue. C'est la gamine, à qui l'on a envie d'administrer de grands coups de pied dans le cul pour lui apprendre la vie, qui se taille la part du lion avec son cliché de famille de soixante-huitards embourgeoisés. Un exemple, la mère, utilisé pour une critique mille fois rabâchées sur la psychanalyse, les antidépresseurs, et les guides de développement personnel. Gamine qui fustige sa grande soeur et sa rebellitude ridicule, façon wesh-wesh des beaux quartiers, alors qu' elle même présente comme acte de rébellion absolue face à ses parents laxistes le fait de lire des mangas et d'avoir choisi japonais en LV2...



Et nous voilà enfin à la partie qui nous intéresse : l'auteur semble être une bonne vieille wapanese des familles ( matez un coup son blog ); écrire pour des minettes wapanese qui ironiquement doivent avoir un profil correspondant à celui de la grande soeur suscitée ( si je me fie à l'observation d'une certaine population féminine m'ayant conseillé/vanté le bouquin...); et pour finir m'est en scène une petite bobo wapanese...


Pour tout dire j'ai imaginé Paloma comme un mix entre une ojô-sama et la gamine aux posters Dir-en-Gray & Roi Lion "mais eux(les japs) ils respectent!"



Et c'est là que cela devient involontairement drôle...avec la japanite du wapanese, tout élément culturel occidental est forcément inférieur à son pendant nippon.

  • manga : Mis à part Hikaru no Gô, le manga se résume à Taniguchi, seul auteur ayant trouvé grâce dans ce milieu...( j'écrirai un truc la dessus tellement il y a eu de retournements de veste épiques, si on compare des articles séparés de 10 ans...)
  • jeux de société : nos bon vieux Échecs, pas franchement occidentale à l'origine, se retrouve rabaissé à un jeux de destruction et de mort, limite si il n'est pas qualifié de jeu fasciste (et hop point Godwin, et insulte suprême chez les bien-pensants). Au contraire, le Gô se retrouve sublimé en jeu à la fois simple et subtil, complexe et poétique, japonais, quoi...
  • gastronomie : la bouffe française forcément lourde,trop riche et pompeuse. Au contraire, la gastronomie nipponne se retrouve sublimée en art à la fois simple et subtil, complexe et poétique, japonais, quoi... (oups, répétition)
  • littérature : non, la juste pour dire que, personnellement, je hais le snobisme consistant à utiliser un terme japonais quand il existe une traduction valable et "officielle" et cela s'étend bien sûr aux titres de roman : pourquoi vouloir à tous prix parler de Genji monogatari plutôt que de Le Dit de Genji ?

Citons le cinéma, qui se limite lui aussi à un seul metteur en scène, Ôsu, pour faire simple, regardez cet article du Raton. Maintenant imaginez le en film pas d'animation, avec une réalisation façon film intimiste nouvelle vague et vous obtenez du Ôsu ; à l'heure actuelle, en France, si un mec réalisait ce genre de truc avec les mêmes thèmes, il serait descendu en flamme par la critique et accusé d'être un lepéniste refoulé.

Mais nous en sommes seulement aux hors-d'oeuvre, la plat principal étant l'arrivée du personnage secondaire nippon. Un vrai fantasme de wapanese femelle ambulant...Nous avons donc un très jeune retraité ayant fait fortune dans l'import-export de matos HiFi...déjà la classe, riche et dilletante, mûre mais pas trop croulant. Il va sans dire qu'il est évidemment beau comme un dieu...Mais en plus ils se montre ouvert d'esprit, cultivé,et raffiné tout en restant simple et humble. En gros, la totale, l'homme idéal... (roulement de tambour... ...TADA) le JAPONAIS. Allez! Il doit bien en exister des comme ça, au milieu de ce pays de nombrilistes moutons de Panurge. 


Et voilà que face à ses salaud de riches prétentieux et incultes, surgit le Kurama Tengu des temps modernes sauf qu'au final, se sont les deux autres guignôl(e?)s qui se font juges (partiales et méprisantes).



Et pour conclure, ben non là j'ai la flemme... et une semaine d'anime à rattraper.

P.S. : Pour le titre de ce billet, la raison provient du fait que dans le roman, on a droit à une métaphore foireuse emprunt de psycho de bazar, faisant intervenir, vous l'aurez compris, un hérisson... un peu comme l'a fait un D.A. fort connu...